L’Apple Picking, notre pire boulot en Nouvelle-Zélande !

On y arrive, vient le moment de commencer notre nouveau et dernier emploi en Nouvelle-Zélande, car oui dans quelques jours l’aventure néo-zélandaise prendra fin. Nous avons travaillé pendant plusieurs semaines dans le Apple Picking, autrement dit dans la récolte des pommes. Dans ce nouvel article, on t’en apprend plus sur le sujet.

24h avec nous, en direct !

Table des matières

Qu'est ce que le Picking ?

Le picking, à proprement dit, consiste à récolter des fruits et/ou des légumes dans divers lieux, vergers, vignes, fermes, etc. C’est un travail saisonnier. Les exploitants agricoles, horticoles sont nombreux en Nouvelle-Zélande et ont régulièrement besoin de main-d’œuvre. Il est possible de travailler un peu partout sur le territoire.

gisborne

Où trouver ce type d'emploi ?

Quand nous sommes arrivés en Nouvelle-Zélande, il y a 15 mois de cela, en décembre 2022, il était particulièrement facile de trouver un emploi dans le picking.

Hors, on s’est aperçu en cherchant, que cette année 2024, était un peu plus compliquée. Ayant énormément à nouveau de backpackers, et de travailleurs sur le territoire, les employeurs sont débordés par les candidatures et les cv et la plupart ne prendront pas le temps de vous répondre.

On te conseille donc, dans un premier temps, de faire tes recherches sur l’un des nombreux sites Internet d’emploi : Backpackersboard, Picknz, TradeMe … Mais ne te limite pas à répondre à l’annonce, tente de trouver un email ou un numéro de téléphone, pour appuyer ta candidature. Tu peux même te rendre sur place et faire la demande en direct. Cette méthode reste la plus propice pour trouver un travail rapidement en Nouvelle-Zélande.

La saison des Pommes

En ce qui concerne la récolte et la saison des pommes, celle-ci est très courte, elle commence généralement à fin du mois de février voir début mars, jusqu’à la fin de celui-ci.

Si tu es intéressé par les emplois dans l’horticulture ou la viticulture, n’hésite pas à consulter :

Le kit du picking

Aucune compétence particulière n’est requise et tu n’auras pas besoin d’avoir un niveau d’anglais incroyable. C’est physique, intense et souvent répétitif. Il faudra surtout du mental.

N’oublie pas d’apporter de l’eau car la chaleur est extrême. Apporte également de la crème solaire, un chapeau ou une casquette car les rayons UV en Nouvelle-Zélande sont très nocifs.

Le salaire

Il existe deux types de paiement pour le picking basé sur le temps et basé sur la performance.

  • Paiement à l’heure. Il est souvent rémunéré au salaire minimum (22,70 $ de l’heure en 2024) soit 12,64 euros brut de l’heure.
 
  • Paiement au rendement : l’employeur te donnera un salaire à la bin (la “bin” étant un bac de fruits à remplir) et ce sera à toi de remplir un maximum de Bins avec les fruits de ta récolte pour faire grimper ton salaire journalier. Nos « bonus » variaient de 62,64$ à 80$ la bin par heure à diviser avec les membres de ton équipe.

Notre salaire

Sur notre contrat, nous avions un taux horaire basé sur le minimum, 22,70$ brut de l’heure et un système de bonus à la bin, allant de 62 à 80$ de l’heure.

Sur le papier ça parait énorme mais la réalité en est tout autrement. Notre employeur faisait en sorte de mettre des objectifs toujours plus importants, et n’hésitait pas à changer les taux ou les conditions dans la journée … 

Nous étions avec les garçons, les plus rapides et performants, mais malgré cela et une fois divisé en trois (car nous étions trois par équipe), le bonus n’était pas fameux, une trentaine de dollars à peine en plus par personne.

Le logement

Habituellement, l’employeur ,dans ce type d’emploi saisonnier, te fournira un logement. Il pourra s’agir d’une place de camping sur un terrain, d’un hébergement individuel ou d’une collocation

Une fois de plus, ce ne fut pas le cas de notre entreprise, nous avons du trouver notre logement par nous même. Nous avons donc passé plusieurs semaines, sur un emplacement de camping, dans un holidays Park à 10 minutes de l’orchard.

Exemple d'une journée type

La veille, nous recevions un message sur le groupe Facebook nous indiquant l’heure du début et le lieu de rendez-vous, ayant 5 champs différents, nous devions être vigilants. Nos horaires étaient réguliers de 7h30 à 16h, 6 jours par semaine.

Après avoir petit déjeuner, nous prenions la route en direction de l’orchard, soit environ 10 à 15 minutes en voiture.

On se gare, un bonjour à tout le monde et c’est le moment de récupérer nos sacs, nos stickers, notre pince et nos deux échelles.

Nous sommes trois dans l’équipe, mais l’organisation est bien particulière, nous avons une rangée avec deux cotés. Deux personnes, font le haut chacun de son côté, tandis que la personne au sol, passe sur les deux bords pour ramasser les pommes du bas.

De manière générale, nous pouvions débuter directement le picking, ou bien nous perdions 10 minutes à ôter les bâches sur le sol. Les matins, étaient souvent compliqués, car les températures étaient négatives, les doigts gelés et c’était d’autant pire avec le métal des pinces et de l’échelle. Nous n’avions pas le droit d’avoir de gants ou de lunettes de soleil … c’était compliqué parfois.

On commence par préparer la bin, mettre leur papier blanc pour la protéger, ce qui était drôle c’était que la plupart du temps tout était trop petit, déchiré ou même manquant. Puis on ajoutait nos étiquettes, car le Packhouse situé sur Nelson, scannait nos trois noms pour associer la bin aux pickers.

Nous devions piquer une catégorie de pommes spécifique, rouge de niveau 4 et 5 principalement et 3 si vraiment nous n’avions rien dans notre rangée. Ce qui était très souvent le cas. La pomme devait être également, pas trop grosse, on avait un sizer, un anneau pour mesurer et il ne devait y avoir aucun impact,( comme des trous, moisissures, pression de doigts …)

Pour les récolter, on tire la pomme vers le bas, puis on coupe la petite queue avec la tenaille, on la place ensuite délicatement dans notre sac, une fois le sac presque plein, nous allons déverser celui-ci dans la bin.

Nous avions un objectif journalier d’un minimum de 4.5 bins la journée, sinon, les pickers étaient mis à la porte, une des équipes a perdu la quasi entièreté de ses membres. Dans notre équipe une dizaine de personnes ont été mis dehors.

L’objectif de l’entreprise est d’être rentable, donc tu ne fais pas l’affaire, des milliers d’autres travailleurs attendent ta place, sans mentir.

Notre groupe était le plus rapide et le plus efficace, nous avons fait jusqu’à 11 bins à la journée. Le souci, le bonus n’était payé qu’à partir de 8 bins et souvent le bonus proposé était ridicule, une fois celui-ci réparti entre nous trois, il ne restait plus grand chose.

Durant la journée, nous avions 3 pauses, deux de 15 minutes payées, une le matin et une l’après-midi, appelée « Smoko ». La pause du midi (non rémunérée) quant à elle était de 30 minutes.

Quand une bin était terminée, un « quality controler » venait déposer une étiquette et noter la bin, il prenait 25 pommes au hasard et regardait les endommagées. Si sur ces 25, 2 pommes ou plus étaient endommagées, nous perdions le bonus de la bin.

À la fin de la journée, on range nos sacs, nos stickers et nos pinces, puis il est temps de rentrer. Nous devions travailler 1 mois dans cette entreprise, mais à notre grande surprise au bout de 13 jours, nous avons tous reçu un email, nous annonçant que c’était déjà la fin de la saison, du coup cette expérience n’aura duré que 14 jours.

Notre avis sur l'Apple Picking ?

Avantages

  • L’ambiance : c’est l’un des meilleurs moyens de rencontrer des gens du monde entier, des locaux, des backpackers et plus encore.
 
  • Les horaires varient selon l’endroit où tu travailles. Si tu travailles à l’heure, la plupart des horaires se situent entre 6h/7h et 16h00/16h30. Nous travaillions de 7h30 à 16h00 avec une pause déjeuner de 30 minutes entre les deux.
 
  • Travailler en extérieur : On ne va pas se le cacher, travailler dehors sous le soleil avec de somptueux paysages, c’est vraiment agréable.

Inconvénients

  • Excentré : dans certains endroits, tout est excentré. Se déplacer devient vite compliqué si tu n’as pas de voiture. Les distances néo-zélandaises sont souvent sous-estimées.
 
  • Météo : certaines fructifications nécessitent du beau temps. Dans notre cas, nous ne pouvions travailler sous la pluie car l’eau fragilise les pommes. Les jours de pluie sont alors considérés comme des jours de repos. Tu dépendras pas mal de la météo.
 
  • La pénibilité physique : Le picking est très physique, même si on doit l’avouer dans les pommes cela nous a paru beaucoup plus facile. Par contre tu auras rapidement des courbatures et des douleurs dans des endroits de ton corps que tu ignorais jusqu’alors. Le travail est souvent répétitif, il faut avoir un bon mental, pour travailler 8h d’affilée, recourbé et les bras en hauteur. Les changements de température sont également difficiles pour ceux qui n’y sont pas habitués.
 
  • L’échelle : Dans les pommes comme dans les cerises, tu devras en plus du sac, avoir constamment avec toi ton échelle en métal à trois pieds. On te prévient celle-ci est vraiment lourde et encombrante.
 
  • L’entreprise : Nous avions eu des différents, en tant que pickers dans les kiwis et en tant que superviseurs dans les cerises. Mais l’entreprise de pommes, pour laquelle nous avons travaillé a vraiment été la pire. Aucune communication ou organisation. Très peu de transparence, superviseurs pas formés, qui ne savaient rien … Arnaque au salaire et au horaires … Nous devions d’ailleurs travailler un mois, mois qui fut réduit à 14 jours, sans aucun justificatif.

Si tu souhaites en savoir plus, n’hésite pas à visionner la vidéo en début d’article. Tu pourras partager avec nous 24h dans notre quotidien de cueilleurs de pommes et on te parle plus en détail de l’emploi, du salaire et des problèmes que nous avons rencontrés dans ce boulot.

Une porte pour prolonger son visa !

Si tu travailles au minimum 3 mois dans le domaine de l’horticulture (picking, pruning, thinning (cueillette, taille, éclaircissage), tu peux demander une prolongation de visa et séjourner sur les terres néo-zélandaises pendant 3 mois supplémentaires (15 mois au lieu de 12 mois).

Si ça t’intéresse, n’oublie pas de lire l’article dédié à l’extension du PVT NZ. Clique sur le Lien ! Ou retrouve la vidéo explicative sur notre chaîne YouTube. 

On espère que tu as trouvé cet article utile. N’hésites pas à commenter si tu as la moindre question. 

BENJAMIN & CLARA

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