TOMBER AMOUREUX DE NEW PLYMOUTH

Toujours en vadrouille dans l’île du nord, nous partons cette semaine explorer New Plymouth. La plus grande ville de la région du Taranaki réserve bien des surprises et c’est ce que nous allons découvrir ensemble.

New Plymouth

Port principal et ville incontournable de la région du Taranaki, New Plymouth est située dans la partie la plus à l’ouest de l’île du nord. Réputée pour ses activités économiques, elle est connue pour sa production de gaz naturel, sa pétrochimie et son volcan. C’est une ville peuplée de près de 87 700 habitants, qui profite à l’année d’un parfait mélange entre montagnes, océan et un centre-ville dynamique.

Sommaire

Exploration des incontournables de New Plymouth

Pukekura Park :

Grand espace public du centre-ville de New Plymouth, le parc s’étend sur environ 52 hectares et présente de nombreux spécimens de plantes exotiques, des jardins à la française, des lacs, fontaines et des sentiers dans la brousse indigène.

Créé en 1876, Pukekura est le plus grand parc urbain et l’un des principaux jardins botaniques de Nouvelle-Zélande. On se promène autour du lac et nous nous arrêtons pour déguster un délicieux café à la maison de thé.

De nombreux sentiers traversent le parc et longent le lac permettant de découvrir :

Le terrain de cricket : C’est le premier endroit que nous avons vu en entrant dans Pukekura. Commencé dans les années 1880, le drainage, les derniers travaux furent achevés avant le premier match de cricket en décembre 1892.

On découvre un terrain ovale de cricket, l’immense pelouse est entourée par trois gradins formant un amphithéâtre et en face de l’un d’eux, on aperçoit la ville et l’océan.

Le terrain est également réputé pour avoir été transformé en zone de parade pour l’armée impériale japonaise dans le film « Le Dernier Samouraï ».

Fountain Lake : 

Érigée en l’honneur de la visite de la reine Elizabeth II et de son époux le duc d’Édimbourg en 1954, la fontaine fut inaugurée en 1955 en présence de plus de 6 000 spectateurs.

Pour l’allumer, il faut appuyer sur le gros bouton jaune de la barrière qui longe la promenade. La fontaine propose de nombreuses combinaisons de jets d’eau et brille la nuit de 22 couleurs. 

Fountain Lake 

Waterfall

Waterfall : 

Cette cascade artificielle représente la rivière Waiwahakiho depuis ses débuts tumultueux sur le mont Taranaki/Egmont. 

Construite en 1968 et inaugurée en 1970, elle est composée de trois cascades dont la plus haute mesure 10,6 mètres de hauteur. Elle utilise l’eau du lac adjacent qui est recyclée en continu soit, plus de 34 000 litres par minute. La cascade s’illumine la nuit avec des lumières colorées.

The Tea House on the lake : 

Situé au bord du lac principal, The Tea House est ouvert tous les jours de 9h00 à 16h00.

Cette charmante maison de thé construite en 1931 a gardé son charme d’antan et offre une vue majestueuse sur Taranaki Maunga au-dessus de la cime des arbres. C’est l’endroit idéal pour prendre un thé, un déjeuner ou même un goûter. 

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Poet’s Bridge : 

Le pont original du poète a ouvert en mars 1884. Construit après la victoire sur The Poet aux courses d`Auckland par James T. Davis, dont les gains ont financé sa construction. En 1938, le pont a été remplacé par la structure actuelle avec le même design que l’original et peint en rouge (inspiré du célèbre pont Shinkyo peint en rouge à Nikko, au Japon).

Anecdote : Le donateur James T. Davis s’est noyé dans le lac en 1891 alors qu’il s’y était arrêté pour se baigner en rentrant chez lui.

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Le Zoo :

Passionnés par les oiseaux, nous nous sommes promenés dans la volière où nous pouvions les observer au plus près.

Nous ne sommes pas fans des zoos ou de ce type d’endroit, il nous est donc difficile de vous le recommander. L’aire de jeux, à proximité des cages, nous a beaucoup dérangé. Les cris effraient les animaux c‘est un vrai pincement au cœur. Si vous visitez le parc, entre décembre et février, vous assisterez au festival des lumières. Gratuit, ce parc propose divers événements diurnes et nocturnes.

Pour plus d’informations, vous pouvez cliquer ici

La roue à eau,  Water Weel : 

Faisant à l’origine partie de l’usine laitière d’Omata, elle fut reconstruite en 1976 à l’occasion du centenaire du parc.

Infos pratiques : Le parc est ouvert tous les jours de 6h à 18h en hiver et jusqu’à 20h30 en été. 

Ad. 10 Fillis Street, New Plymouth Central, New Plymouth 4310

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Costal Walkway

Sentier côtier de 8,2 miles (13,1966 km), le Coastal Walk s’étend du Pioneer Park à Port Taranaki jusqu’au côté est de Bell Block Beach. Certainement l’un des plus beaux sentiers de la ville.  Sur le chemin vous découvrirez :

Le Pont Te Rewa Rewa :

En rénovation, lors de notre passage, cette immense structure se trouve dans le prolongement du New Plymouth Coastal Walkway et traverse la rivière Waiwhakaiho pour relier New Plymouth à Bell Block. Utilisée tant par les cyclistes que par les piétons, elle est assez large pour permettre le passage d’une ambulance.

Les avis divergent quant à la signification de sa forme. Pour certains, les 19 branches représentent le squelette d’une baleine pour d’autres celui du mouvement d’une vague. Il est censé invoquer surtout la relation sacrée entre la terre, le mer, le vent et le peuple Maori.

Govett Brewster : Après la transformation du cinéma désaffecté de la ville, le musée d’origine a ouvert ses portes en 1970. Govett est une galerie contemporaine réputée du centre ville.

Art Gallery et Len Lye Centre : Ce musée d’art, connu sous le nom de Len Lay Center, a ouvert ses portes en juillet 2015. Le site est accessible grâce à la galerie d’art Govett-Brewster située juste à côté.

Profondément inspiré de l’œuvre cinétique de Len Lye (1901-1980), il intègre la spécificité industrielle de la région de Taranaki. A titre d’exemple, la façade est fabriquée localement en acier inoxydable, le matériau de la région de Taranaki. Cela permet de lier les innovations artistiques et cinétiques de Len Lye et les innovations industrielles de la région.

Ce musée consacré aux œuvres de Len Lye est le seul bâtiment en Nouvelle-Zélande dédié à un seul artiste. Fondé par Patterson Associates, il rend hommage aux idées, écrits et aux œuvres du regretté cinéaste et sculpteur. L’entrée est gratuite pour les kiwis, pour les autres, c’est 15 dollars par adulte.

Ad. 42 Queen Street, 10:00 – 17:00

Wind Wand : Est la première grande œuvre extérieure construite à titre posthume à partir des dessins laissés par l’artiste Len Lye. La sculpture, en fibre de verre de 48 m de haut, est devenue l’un des symboles reconnaissables le long de la Coastal Walkway. La nuit, composée de plus de 1200 Leds, elle émet une douce lueur rouge et se balance dans les airs selon l’intensité du vent. 

Paritutu Rock :

On décide de se rendre à Paritutu Rock réputé pour son ascension et sa vue majestueuse.  Situé entre la plage des surfeurs de Back Beach et Ngamotu beach, ce rocher de 156 m de haut est en fait un ancien cratère qui était actif il y a environ 1,75 million d’années.

La première partie de l’ascension est plutôt tranquille, on monte les escaliers, puis vient le moment d’escalader. Face à la roche, on gravit les pierres, notre seule aide, une chaîne en métal pour ne pas tomber dans le vide. Mieux vaut ne pas avoir le vertige !

Au sommet, la vue à 360° est magnifique. D’un côté, on aperçoit la plage de sable fin et ses vagues, le reflet du soleil dans l’océan et de l’autre côté, la ville et le fameux Mont Taranaki. Du côté mer, on aperçoit également les sept « Sugar Loaf Islands » qui s’avèrent être des vestiges du même volcan éteint.

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Le Mont Taranaki ou Mt Egmont

Le Mont Taranaki, en Maori Te Maunga O Taranaki est un volcan endormi situé dans la région du Taranaki au cœur du parc national d’Egmont. C’est l’un des cônes volcaniques les plus symétriques au monde qui culmine à 2 518 mètres d’altitude. Il est le second plus haut sommet de l’île du Nord après Ruapehu. 

Sa formation date d’il y a environ 130 000 ans et la dernière éruption majeure s’est produite vers 1790. Considéré comme actif et potentiellement dangereux, il est surveillé par le projet GeoNet. Comme le précise les volcanologues, une éruption du mont Taranaki n’est pas une question de « si », c’est une question de « quand ». Les volcans au repos manifestent presque toujours des troubles avant le début d’une éruption, avec des périodes d’avertissement pouvant aller de quelques jours à plusieurs mois.

La légende du Taranaki raconte que le dieu Te Maunga o Taranaki vivait jadis au centre de l’île du nord en compagnie des dieux Tongariro, Ruapehu et Ngauruhoe. Ces divinités se disputaient les faveurs de la déesse Pihanga. Taranaki décida de faire des avances à Pihanga rendant furieux Tongariro ! Explosant de colère, il secoua les fondations de la Terre en obscurcissant le ciel. Calmé, Tongariro est devenu plus petit mais s’est rapproché de Pihanga. Au lendemain de l’affrontement, Taranaki partit s’exiler non loin de la mer à son emplacement actuel.

Pouakai circuit  : C’est le sentier que nous avons décidé de suivre. On se réveille vers 5h30 et sommes heureux de constater que le soleil est au rendez-vous. 

De petits rectangles orange balisent le sentier. Nous empruntons les passerelles en bois et débutons une ascension qui nous semble sans fin, avec une kyrielle de marches. Durant l’ascension, la météo n’est plus aussi sympathique et nous avons droit à de la pluie, du vent glacial et même de la neige. Après plus de 2 h de marche, nous découvrons le premier point d’arrêt, la Hutte de Pouakai qu’il est possible de réserver pour une nuit via Internet. 

On continue notre chemin car, notre objectif est d’arriver là où la montagne se reflète sur le lac. Après 30 minutes, le lac est en vue mais, nous sommes à nouveau surpris par la neige, les nuages et le vent. On ne voit rien ! On vous met une petite photo de Insta VS Réalité. Un peu déçus, nous rebroussons chemin en empruntant le même sentier.

Aller/retour, nous avons mis 4H45 pour faire cette partie de randonnée. Il faut savoir que la météo est changeante en Nouvelle-Zélande et qu’il est possible de vivre les 4 saisons en une journée. Il est fortement conseillé d’avoir de bonnes chaussures, de l’eau et de quoi se restaurer. 

Si tu souhaites en savoir plus, n’hésite pas à consulter, notre guide du randonneur, ici.

Instagram VS Réalité

Le Summit track : (La randonnée du sommet)

Pour effectuer cette randonnée, une préparation minimum est nécessaire. En effet, ce tronçon est très physique, et le niveau de difficulté élevé. connaître son endurance, sa capacité à supporter la douleur et sa condition physique est important.

Ensuite, il faudra du matériel comme des bâtons de marche, crampons, voire chaîne selon la période. Consulter la météo est vital. Il est d’ailleurs recommandé de faire cette randonnée en été, entre février et avril ; période à laquelle, a priori, il n’y à pas besoin de matériel d’alpinisme. 

Au fur et à mesure des années, il y a eu plusieurs accidents mortels lors de l’ascension.  Enfin, il ne faut pas avoir peur du vide ou avoir le vertige, la dernière partie se fait à même la roche. 

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Infos : Pour les expérimentés, il faut compter environ 9h00 de marche pour cette randonnée de 12,6 km aller/retour. Il convient de se renseigner quant aux conditions météo le jour -J avant de débuter une telle randonnée.

Elephant Rock & Three Sisters

Dans le nord de Taranaki, à une heure de la ville de New Plymouth, on découvre une immense plage de sable noir volcanique avec d’étranges rochers.

Pour y accéder, il faut, dans un premier temps, se rendre sur le parking du site et attendre la marée basse. Nous y sommes allés en début d’après- midi, et malgré la marée descendante nous avions de l’eau jusqu’à la mi-cuisse.

Après 200 mètres, les pieds dans l’eau, nous arrivons sur la plage. Le sable noir reflette la roche et le soleil lui donne un aspect scintillant, c’est très joli.

On découvre, autour de nous, de nombreuses grottes et de la végétation florissante. Après quelques pas dans le sable, s’élève devant nous le premier rocher nommé Elephant Rock.

Ce fut une énorme claque tant le site est magnifique. Ce rocher de plus de 25 mètres de haut a, de près comme de loin, la forme d’un éléphant. Plusieurs ouvertures permettent de profiter d’une très belle vue sur l’océan. L’éléphant a perdu une partie de sa trompe en 2016 suite à une tempête.

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On continue la balade et nous découvrons les Three Sisters. A l’origine, le site comptait 4 rochers de 25 mètres de haut à l’écart des falaises. L’une des merveilles a été emportée en 2003 lors d’une violente tempête.

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Nous n’avons pas de mot, le spectacle est magique, les roches, le paysage avec le Mont Taranaki dans les nuages. On vous laisse admirer par vous même.  La région du Taranaki est pour nous un véritable coup de cœur tant pour la beauté du site que pour ses nombreux trésors naturels. 

On vous recommande chaudement d’y faire un tour si vous passez par l’île du nord. 

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