SE FAIRE TATOUER EN NOUVELLE-ZÉLANDE – TA MOKO / KIRITUHI

Visiter et vivre en Nouvelle Zélande était mon rêve depuis toujours alors, après plus de quinze mois de voyage à travers ce magnifique pays, je tenais à immortaliser cette incroyable aventure en me faisant tatouer.

Dans cet article, je te livre un bout de l’histoire et de la culture du tatouage Māori et te raconte mon expérience.

L'histoire du tatouage

Le tatouage fait partie intégrante de l’histoire et de la culture Māori en Nouvelle-Zélande. Un tatouage (ou tattoo) est un dessin indélébile sous la peau effectué à l’encre ou à l’aide d’autres pigments. Il est habituellement décoratif ou symbolique.

L’origine du mot tatouage vient du polynésien « le Tatau » qui est une pratique ancestrale à très forte symbolique, remontant à plus de 1000 ans avant Jésus Christ et qui consiste à colorier la peau pour marquer les étapes importantes de la vie.

  • À l’époque, les guerriers dessinaient au charbon des symboles sur les visages avant de partir en guerre afin d’ébranler leurs adversaires.
 
  • Les premiers tatouages étaient souvent réalisés à l’aide de dents de requins ou d’os taillés, c’était une étape extrêmement douloureuse. Les tatoueurs utilisaient un peigne avec des dents de requins et tapaient sur la peau pour insérer les pigments de charbon. L’instrument traditionnel fut banni en 1986 par le ministère de la santé.
 
  • Lors de la colonisation, les Britanniques arrivèrent en nombre sur le territoire néo-zélandais. À partir de la fin du 18ème siècle, la tradition du Tā Moko régresse. Ils humilient les porteurs de tatouages, et dans certaines régions, ils interdisent même aux tatoueurs d’exercer.
 
  • Le terme tatouage est apparu pour la première fois dans le langage commun en 1769. En 1858, il a été officiellement reconnu et a donc été inclus dans le dictionnaire.
 
  • En 1891, la machine électrique est inventée par le tatoueur américain Samir O’Reilly. Il utilise le stylo électrique et ajoute des aiguilles et un tube pour insérer les encres dans la peau.
  • De nos jours, renaît un nouvel attrait et une réelle envie de la part des Māoris de se faire tatouer et de renouer avec leur histoire et leurs traditions. Beaucoup d’étrangers, non-Māoris, sont également très intéressés par la pratique et la symbolique de ce style de tatouage.

Tā Moko

Le Moko est le tatouage facial des Māoris. En Nouvelle-Zélande, l’origine du tatouage serait divine, elle proviendrait d’une histoire d’amour racontée dans de nombreuses légendes.

La légende : C’est l’histoire d’un jeune guerrier Mataora (visage de la vitalité) et d’une jeune princesse Niwareka appartenant au clan des Turehu. La maison de cette dernière est située dans le monde du dessous, le monde des esprits et des ténèbres.

Un jour, la princesse décide de passer dans le monde du dessus (des humains) et elle fait la rencontre de Mataora. Ébloui par sa beauté, ceux-ci se marièrent rapidement. Après plusieurs années, lui, pris de rage et jaloux, frappa son épouse, celle-ci s’enfuit aussitôt pour rejoindre son père dans son royaume.

Le cœur brisé , il décida de partir à la recherche de sa femme et de tenter de la reconquérir. Une fois arrivé dans le royaume de Uetonga, il implora le pardon de sa femme qui accepta ses excuses. Les dessins sur le visage de l’homme furent effacés durant son périple, Il découvrit alors que dans le monde du dessous, ils n’utilisaient pas de la peinture mais qu’ils tatouaient directement dans la peau.

Mataora demanda au père de la princesse, de se faire tatouer sur le visage. Le père accepta et décida également de lui inculquer l’art de celui-ci. Mataora mit de nombreuses années avant d’acquérir la technique.

Après plusieurs années, les époux décidèrent de retourner dans le monde des humains en y rapportant l e « Tā Moko », l’art du tatouage Māori.

Significations et symboles

Dans la culture Māorie, la tête est la partie la plus sacrée du corps, il est donc important d’y afficher son statut social.

Le « Moko » sert de langage visuel qui lie le porteur Tapu (sacré) à son Whakapapa (ses ancêtres).

Le tatouage Moko est pratiqué de façon singulière : le visage est d’abord incisé puis l’encre y est disposée. Ainsi, la cicatrisation des incisions met en relief le motif, le rendant plus impressionnant.

La plupart des hommes se font tatouer le visage, les fesses et les cuisses.

Les femmes, elles portent le Tā Moko, sur les lèvres ou le menton. C’est une marque d’identité et chacun inscrit son histoire dans sa peau.

Kirituhi

Ces dernières années, l’intérêt grandit pour les tatouages Māoris par les non-indigènes, ceux n’ayant pas de sang Māoris ou aucun lien avec la culture.

Pour répondre à cette demande, un autre style de tatouage nommé Kirituhi est apparu.

Tā Moko s’adresse principalement à ceux de sang et d’origine maorie, tandis que Kirituhi s’adresse à ceux d’origine non maorie. C’est le style de tatouage que j’ai reçu en Nouvelle-Zélande.

Le salon

Lors d’une de mes expériences professionnelle de rencontrer Sheree, une femme Māori extraordinaire qui m’a enseigné une infime partie de la culture et de l’histoire Māori. Elle était tatouée en grande partie sur le corps. 

Elle m’a donné le contact du tatoueur. Celui-ci pratique les tatouages aussi bien pour les natifs que pour les étrangers. J’ai donc contacté le salon de tatouage “Otautahi tattoo” situé à Christchurch. Clique ici, si tu veux en savoir plus sur le salon ! 

Je me fais tatouer en Nouvelle-Zélande

Dans le salon, le tatoueur Shaun Halbert-Pere pratique ce style de dessin. J’ai pris rendez-vous un mois avant ma venue à Christchurch. Une caution de 80 $ m’a été demandée par PayPal afin de confirmer le rendez-vous (le 7 février 2024).

Le jour J, je me rends au salon situé au 101/112 Oxford Terrace, Christchurch Central City, Christchurch 8011 où je fais la connaissance de Shaun qui est d’une gentillesse incroyable. On discute et je lui raconte mon histoire que je veux retranscrire dans ce tatouage. J’en ai déjà trois autres, mais celui-ci est vraiment particulier et cher à mon cœur.

En discutant, Shaun commence à dessiner avec deux feutres, un jaune et un bleu sur mon bras. Aucun stencil (pochoir), il dessine directement à la main. Après plus d’une heure de papotage et de dessin, j’admire le travail dans le miroir.

Deux possibilités s’offrent à moi. Soit, il le prend en photo et me le refait plus tard, ou il me le tatoue directement. Présente et après avoir admiré le travail de Shaun, je lui dis de commencer. Dans la minute, il prépare son matériel et commence à me tatouer.

La douleur est très supportable. La séance dure un peu plus d’une heure.

Le tatouage terminé, j’observe ébahie le travail, je l’adore ! Shaun me fait un gros câlin et me remercie de cette séance, Quelle expérience incroyable.

Le prix

J’ai payé 470$ pour mon tatouage incluant les 80$ de caution déjà payé, soit un peu plus de 266 euros.

Si tu souhaites vivre un moment spécial et garder un souvenir indélébile de ton séjour en Nouvelle-Zélande, n’hésite pas à contacter le salon. Et, si tu as la moindre question, je serais ravie d’y répondre.

BENJAMIN & CLARA

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